Qui est Jean-Yves?

Pourquoi s'est il allongé à deux doigts de la victoire?

Apprendrons nous à le connaître à travers les témoignages de son dentiste, des journalistes ,des conseillers?

Sur qui peut il compter dans son entourage pour le comprendre et le soutenir dans ce mouvement ...immobile?

Mais où est il au fait? Ouh, ouh, Jean- Yves!

Réponse dans

 "Les Allongés" de Marie Nimier.

 

Journal de bord de cette formidable aventure!

 

Courant d’Air au Rond Point

 

trac dans le petit escalier

 

En avril….

 Le jour où  Claire a su que nous étions pris pour le projet Rond Point elle était dans l’aéroport de Bordeaux : elle a poussé un cri aigu...Toute la file d’attente s’est retournée ! Nous avons tous réagi par un cri de joie, le projet Rond Point c’était pour nous un vrai cadeau et nous étions impatients de lire les textes proposés.

 

 En juin….AIMG_8252 B

 A partir de là tout a été magique : Le groupe : 12 participants en tout. Une équipe très motivée, soudée par l’intérêt du projet ; un premier week- end au mois de juin où nous avons travaillé dans la bonne humeur où nous avons filé la pièce en entier, sorti la plupart de nos idées, débordé d’énergie pour les mettre au point.

 En septembre….

  Retrouvailles le 2 septembre. Tout le monde savait  le texte par cœur, nous avons travaillé deux fois par semaine et deux week-ends complets.

 Une pièce courte c’est bien, on peut tout essayer, on avance vite sans perdre l’enthousiasme.

 Michel  peint les décors.

  Nous concevons  les costumes.

 Comme nous avons des soucis de durée d’installation sur place nous réalisons des petits éclairages ponctuels.

  Nous chronométrons  tout : la durée des scènes, la durée d’installation.

 Nous faisons la chasse aux « blancs », au manque de rythme, aux fausses notes de la chanson.

  Le texte de Marie Nimier « Les allongés » devenait vraiment le nôtre. « Jean Yves » entouré de ses jouets, personnages fantoches, est devenu la préoccupation de nos discussions jusqu’à ce que tout semble  limpide pour nous. S’attaquer à la réalisation d’un spectacle à partir du texte vierge c’est extrêmement excitant.

 Nous avons acheté une grande malle pour transporter décors, accessoires, costumes…elle était un peu grande alors deux d’entre nous sont partis en voiture.

La vie à Paris?Nous avions trouvé des hotels pas trop chers: formule 1, étape hotel sur la ligne 13 du métro, ligne qui passe par le rond point des Champs-Elysées. Bien sûr! 13! ça porte bonheur, 13 c'est Marseille 13!

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Grève des trains ? Même pas inquiets ! Nous étions portés par l’intouchabilité de la bonne humeur.

 Jeudi….

Jour de générale, nous étions tous à l’heure.

 Nous avons fait la connaissance de Patrick, Hortense, Suzanne, Gilles coté FNCTA,

 Pierre Notte auteur associé du Rond Point et  3 techniciens de rêve.

Lumière, son, problème plateau tout a été résolu très rapidement et a aidé à faire passer le stress du changement de décors à vue du public.

 Nous avons assisté au spectacle des autres troupes, soirée passionnante;  nous avions envisagé la possibilité de jouer chaque texte, nous avions déjà une idée d’une ambiance, des personnages et là chacun d’entre nous a pu confronter son imaginaire avec celui d’une autre compagnie. C’est passionnant, rares sont les publics aussi attentifs que celui de ce jeudi soir,  salle Topor.  Le travail était remarquable d’invention et de sérieux.

 7 compagnies présentes. Nous jouions en 7ième position. Ça c’est un peu difficile, l’attente est longue. Le hall du Rond Point est devenu notre chez nous.Nous y avons effectué nos maquillages, répété nos italiennes.              

 

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 Vendredi….

 Un grand moment, vendredi,  la rencontre avec tous les auteurs.

 Les voir, les écouter, les imaginer écrire ces textes que nous avions décortiqués, sur lesquels nous avions réfléchi et déliré parfois.

 Notre auteur, Marie Nimier, n’a pas vraiment reconnu l’histoire qu’elle avait écrite...ce qui  avait été notre souci tout au long du montage. Mais elle a bien voulu adopter notre point de vue, Elle a fait quelques modifications dans le texte,  modifications que nous avons introduites dans notre jeu dès le vendredi.

 Notre interprétation ne lui a pas déplu.     AIMG_8190 quad

 

Jeudi, vendredi, samedi, souvenirs :

 La malle  et les escabeaux en attente entre le théâtre du Rond Point et le Grand Palais : Les saltimbanques débarquent de leur province !

 Répétition du chant à la nuit tombante sur les trottoirs de l’avenue Matignon.

  Nous étions convoqués deux heures après le début du spectacle donc quand le spectacle commençait nous étions encore dans le métro, je vous assure qu’il n’est pas exagéré de parler de panique !

 Nous sommes un peu tristes de ne pas avoir eu le temps de discuter avec toutes les troupes…70 personnes …il aurait fallu mettre à notre disposition une salle du Rond Point qui nous serve de foyer.

 Circulation silencieuse : guidés par Suzanne, Hortense et Gilles nous avançons dans le labyrinthe des petits couloirs pour atteindre la scène ; SILENCEEEE …nous passons devant le bureau de Jean Michel  Ribes.

 Entassés en fond de scène nous écoutons l’équipe précédente défendre son texte, nous les voyons peu… l’envers du décor... Une femme avec des menottes, un homme avec un masque traversent  rapidement devant nous, un autre monde, un autre espace, magie du théâtre.

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Que dire de plus : c’est passé trop vite.

 Je souhaite à toute équipe de participer à la même aventure un jour ; nous avons partagé dans l’enthousiasme  une belle expérience qui a renforcé notre amitié et notre amour pour le théâtre.

  L’Atelier du Courant d’Air. Marseille.